Lors de la
séance des questions orales sans débat du mardi 26 janvier à l’Assemblée
nationale, le député Jacques Le Guen a interrogé Roselyne Bachelot-Narquin,
ministre de la santé et des sports sur le projet d’implantation d’un service
mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) au Centre Hospitalier de Landerneau.
En effet, des zones blanches perdurent dans le nord du département, entre Brest et Morlaix, en matière de couverture par les SMUR.
Dans son intervention, Jacques Le Guen a rappelé que le schéma régional d’organisation sanitaire pour la période 2006-2010 ainsi que les conclusions d’un audit réalisé en 2008 par SAMU de France ont souligné la nécessité de renforcer les moyens SMUR dans le Nord-Finistère.
Le député a demandé à la ministre de lui apporter des précisions sur l’évolution de ce dossier.
Dans sa réponse, Roselyne Bachelot-Narquin a rappelé que « dans l’annexe territoriale du schéma régional d’organisation sanitaire, huit sites d’implantation de SMUR sont prévus pour le département du Finistère, à choisir entre les neuf sites suivants : Brest, Morlaix, Landerneau, Carhaix, Quimper, Douarnenez, Concarneau, Pont-l’Abbé et Quimperlé. L’agence régionale d’hospitalisation de Bretagne a autorisé le 27 mars 2007 la création d’un SMUR à Landerneau, sous réserve que le maillage départemental des SMUR soit revu dans un délai de deux ans, sans augmentation du nombre de SMUR, mais avec un rééquilibrage entre le sud et le nord du département du Finistère. Dans cette perspective, le directeur de l’ARH de Bretagne a confié une mission d’audit au SAMU de France en lui demandant de formuler des propositions sur l’organisation et la répartition des services d’urgence et des SMUR du Finistère ».
La ministre a indiqué que « les conclusions de la mission ont reconnu le bien fondé d’un renfort des SMUR du Nord Finistère. Toutefois, la mission a précisé que ce renfort devait passer par une mutualisation des équipes dans le cadre d’une fédération avec le centre hospitalier universitaire de Brest. Parallèlement, elle a recommandé le maintien de l’ensemble des équipes SMUR sur le Finistère Sud, moyennant, compte tenu de la baisse à venir de la démographie médicale, une optimisation des équipes, en particulier pendant la nuit profonde ».
Elle a par ailleurs fait savoir qu’« une première étape a été franchie avec la fermeture des urgences la nuit sur un des neuf sites, celui de Concarneau. Pour autant, cette évolution du SROS n’a pas permis d’ouvrir un SMUR à Landerneau en raison de l’isolement de l’hôpital de Carhaix qui a nécessité, dans le cadre de son projet médical commun avec le centre hospitalier universitaire de Brest, une consolidation de son service d’urgence et une mise à disposition de son SMUR et des urgentistes du CHU de Brest ».
Roselyne Bachelot-Narquin a précisé qu’« en concertation avec les acteurs locaux, la délocalisation la nuit d’une équipe SMUR du CHU de Brest vers le site de Landerneau a été envisagée comme solution alternative. De même, un projet médical entre le centre hospitalier universitaire de Brest et l’hôpital de Landerneau est en cours de réflexion auprès des présidents des instances des établissements. Quelles que soient les solutions envisagées d’ici à quelques mois, elles seront soumises à l’approbation des équipes médicales ».
Depuis...25 ans, avec d'autres confrères, nous réclamons un SMUR à LANDERNEAU. Plus de 5000 gardes de nuit de médecine générale plus tard, nous en sommes toujours au même point!
Rédigé par : Gilbert Le Fourn | 27 janvier 2010 à 19:17