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Le Gouvernement doit poursuivre les réformes qui soutiennent l’emploi et l’activité économique. C’est dans cette perspective que s’inscrit la réforme de la taxe professionnelle, qui est en effet dénoncée depuis très longtemps comme un frein aux investissements et à l’industrie de manière générale. Cette réforme bénéficiera aux entreprises brestoises et finistériennes.
Justement, pour éviter de pénaliser l’investissement des collectivités territoriales et des établissements publics de coopération intercommunale, alors même que 2010 sera une année neutre, le projet de loi de finances pour 2010 prévoit une compensation du manque à gagner correspondant à la suppression de la taxe professionnelle.
Les collectivités territoriales qui financent les trois quarts des investissements publics pourront continuer à investir dans les équipements publics, d’autant plus que les taux d’intérêt sont encore bas.
De plus, le grand emprunt national décidé par le Président de la République financera la relance économique, à travers des projets dont certains concerneront la Bretagne.
En ce qui concerne la Défense nationale, sujet mineur aux yeux des socialistes, il convient de rappeler que Brest a été consacrée première Base de Défense en France avec 18 000 personnels.
Pour ce qui est de l’avenir de Brest et de son futur statut de métropole, il faut souligner que le Pays de Brest, qui rassemble 89 communes occupant une grande partie du Nord-Finistère, ne compte que 374 740 habitants. On est loin des 500 000 habitants et encore loin des 450 000 !
A moins que les socialistes brestois aient l’idée de transformer la moitié du Finistère en une seule Ville-Métropole !
Jacques Le Guen, député UMP du Finistère, tête de liste de la droite aux régionales : l'hypothèse se confirme. Hier, comme prévu, il a été reçu par Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Pour parler des régionales, bien sûr.
À la sortie, l'élu finistérien pèse ses mots. « Tout s'est bien passé. Je suis serein et confiant. » À demi-mot, il faut bien comprendre que le Président de la république a assuré Jacques Le Guen qu'il sera bel et bien la tête de liste.
Officiellement, Nicolas Sarkozy ne fait aucun commentaire sur cette rencontre. Mais, dans l'entourage présidentiel, on ne fait pas mystère que le député est le favori pour conduire l'UMP en Bretagne.
L'ouverturevers les Villepinistes
Cela ressemble à un retournement de situation. Depuis des mois, Bernadette Malgorn, l'ancienne préfète de région, fait aussi campagne, mine de rien, en vue des régionales. Elle arpente le terrain, rencontre les militants UMP et se montre avec assiduité aux rassemblements des fédérations départementales du parti de la droite. En prime, elle semblait bénéficier d'un fort soutien de Nicolas Sarkozy, dont elle a été la plus proche collaboratrice au ministère de l'Intérieur.
Autant dire que dans les rangs de l'UMP, on ne misait plus guère sur Jacques Le Guen. Surtout que l'élu finistérien n'a jamais hésité à faire entendre sa différence. Il avait été l'un des six députés UMP à voter, il y a un peu plus d'un an, contre la réforme de la Constitution. Le député de Landerneau-Landivisiau n'est donc pas du genre à lâcher le morceau.
Lorsqu'il a vu Bernadette Malgorn venir lui contester la tête de liste UMP, il s'est appuyé sur le vote des militants, qui l'ont désigné. « Ce sont eux qui choisissent », répétait-il aussi à sa sortie de l'Élysée.
La confiance affichée par Jacques Le Guen laisserait presque Bernadette Malgorn de marbre. « Avant de rencontrer Nicolas Sarkozy, Jacques Le Guen disait déjà qu'il était serein et confiant. Il le dit après. C'est très bien », glisse-t-elle, sans souhaiter apporter plus de commentaires. Quant à ses ambitions pour les régionales, elle tient à rappeler qu'elle a « toujours appelé à un vaste rassemblement dans le cadre de la majorité présidentielle ».
Et si Jacques Le Guen est donc bien tête de liste, acceptera-t-elle alors de mener le combat à ses côtés, par exemple en conduisant la liste de l'UMP en Ille-et-Vilaine ? Elle ne lâche qu'un laconique « on verra ».
Il reste quand même à attendre la décision, le 2 novembre, du comité d'investiture de l'UMP. En laissant Jacques Le Guen, un proche de Dominique de Villepin, prendre les rênes de la campagne en Bretagne, Nicolas Sarkozy montrera qu'il ne pratique pas l'ouverture seulement à gauche. Mais aussi au sein de sa propre famille politique.
Didier GOURIN.